09.04.2008
TUER : C’EST SOIT UN CRIME SOIT UN HOMICIDE
Encore une fois je vais déclencher la polémique et l’ire de certain(e) mais je n’ai pas supporte dans l’actualité récente que cette mère s’approprie la vie de sa fille sous le prétexte que celle-ci était invalide et souffrante
Je le supporte d’autant moins que je suis touché personnellement par cette histoire.
Non pas que cette personne faisait partie de mes proches ; mais tout simplement qu’une partie de ses souffrances ont été les miennes (et sont toujours pour partie les miennes).
Avant d’y venir revenons sur le passé :
Née prématurée avec une grave infirmité motrice et cérébrale, Anne-Marie, invalide à 90%, a été placée de 6 à 22 ans dans des centres spécialisés. En 2001, faute de place disponible dans une structure adaptée à sa pathologie et à son âge, elle revient chez elle. Sa mère, chef de service dans une association, doit quitter son emploi pour s'en occuper.
Il y a dans cette affaire un premier problème. Hier à la télévision on nous a dit que jamais une place ne s'était libérée or "l'express" nous dit je cite "Trois ans plus tard, une place se libère dans une maison d'accueil de Sarcelles mais Lydie Debaine refuse d'y inscrire sa fille de peur qu'elle se fasse violenter"
Dans le premier cas cette femme va devoir assumer sa fille chez elle dans le second elle refuse de s'en détacher
Elle sait pourtant deux choses. Qu’une telle occasion ne se représentera pas d’ici quelques années et que (il faut le dire) c’est elle qui sauf accident (mais peut il y avoir pire accident quand on est déjà invalide à 90%) mourra la première.
Alors oui sa fille a un âge mental estimé à cinq ans. Et là on nous dit « Son état s'est aggravé. Elle souffre de violents maux de tête, de crises d'épilepsie et de vomissements à répétition. »Malheureusement avec l’épilepsie il n’y a pas de cas généraux et chaque personne est un cas particulier. Vous aurez des cas où un traitement type pourra se mettre tout de suite en place et d’autres qui seront pharmaco résistants. Avec ceux là il faudra non seulement chercher le traitement approprié mais aussi le dosage.
Pour mon cas lorsque j’ai du changer de traitement parce qu’un laboratoire ne pouvait plus produire une molécule j’ai mis 3 ans pour trouver le bon dosage avec la plus grande sommité de la spécialité ! Et encore Il a fallu que je lui soumette de revenir à un ancien traitement car lui (je ne lui en veut pas) était (et est toujours) dans la recherche de nouvelles molécules.
Si je l’avais écouté à l’époque il y avait 3 nouvelles molécules possibles. Après c’était l’opération ( oui du cerveau ) avec une chance de réussite maximale c'est-à-dire plus de traitement, une chance d’opération neutre (une légère amélioration) une « chance » d’opération ratée ( un traitement plus chargé après qu’avant)
Heureusement à l’époque je faisais partie d’une association d’épileptique (éole) et certains m’ont conseillé de revenir sur un ancien médicament sur le marché depuis plus de 30 ans.
C'est ce que j’ai fait ! Ca a marché
Mais pendant ces trois années ça a été crises d’épilepsies sur crises d'épilepsies quelques fois plusieurs fois (7 à 8 fois) par jours ! Je ne pouvais pas taper correctement un texte sur l'écran !
Alors certes pas la grosse crise à répétition .Mais des petites crises multiples qui vous laissent des maux de têtes terribles et font de vous une espéce de zombie car vous avez beau lutter vos yeux sortent de leurs orbites, vos muscles se tendent et dès fois vous avez le bras qui part qui part en vrille !
A la fin de la journée vous êtes plus que fatigué physiquement , vous l'êtes également moralement car vous vous demandez quand oui quand cela va finir.. je peux en témoigner Mais vous vous accroché car vous dites que la vie vous a déjà apporté tellement de choses qu'elle vaut la peine d'être vécue !
Même si quand il y a une grosse crise d’épilepsie il peut y avoir des évanoîssements et des vomissements !
Pour moi il a fallu 3 ans de patience avant de trouver le traitement a peu près adapté !
Alors quand je lis qu’il était marqué dans le dossier médical, "l'aggravation de sa dépendance est irrémédiable" je me pose des questions sur les compétences du médecin.
Enfin lorsqu’on fait un acte pour libérer sa fille on ne le fait pas en l’absence du père de celle-ci ou tout du moins sans lui en avoir parlé !
En cachette, Lydie écrit des lettres expliquant son projet. Un samedi matin profitant de l'absence de son mari, elle passe à l'acte. De retour, le mari trouve un mot sur la porte d'entrée: "Pardon Fernand de te quitter, prends sur toi, courage, Anne-Marie ne s'est pas rendue compte, je t'aime, Lydie".
Le 14 mai 2005, Lydie Debaine, 62 ans au moment des faits, donne plusieurs cachets de barbituriques à sa fille Anne-Marie avant de la plonger dans une baignoire pour la noyer. Elle tente simultanément de se suicider en ingurgitant des barbituriques.
Les secours ne pourront rien pour Anne-Marie mais sauveront Lydie qui sera placée plusieurs semaines dans un centre psychiatrique avant d'être mise en examen et d'être placée sous contrôle judiciaire.
"Elle est très ébranlée. Elle attend ce procès, la suite de son histoire. Sans faire de déclarations générales sur la nécessité de légaliser l'euthanasie ou sur l'actualité récente, elle expliquera ce qui l'a amené à tuer sa fille. Sa sanction, c'est sa peine", explique son avocate, Cathy Richard.
Lydie Debaine encourt la perpétuité. "Je vais plaider l'acquittement. Ce n'est pas un crime, mais un acte entrepris pour libérer une jeune fille de ses souffrances. Elle ne l'a pas tuée parce que c'était l'enfer pour elle mais parce que c'était l'enfer pour sa fille", souligne Me Richard.
Son avocat a beau dire, dans les affaires précédentes, la famille savait.De plus Lydie Debaine n'a pas agit pour sa fille, elle a agit pour elle !
Il s’agit tout simplement d’un crime commis par une personne en dépression qui ne supportait plus d’avoir avec elle une fille invalide et qui savait qu’elle allait mourir avant elle !
Sa mère s’était vue obligée de dormir avec elle. Elle s’est crue obligée de s’endormir éternellement en sa compagnie sans prévenir quiconque ni elle ni son mari !
Pour moi c’est un crime !
15:16 Publié dans actualite, ANALYSE, Les Valeurs de la Republique, societe | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, actualité, sarkozy, royal, ump, desird'avenir, euthanasie




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