09.12.2008
INSECURITE : L’ECHEC DE SARKOZY
Déjà en septembre Le Point nous alertait sur les remontées des petits braquages et de ce qu’il est convenu d’appeler la petite délinquance,
Je cite le Point « Si le phénomène touche l'ensemble du territoire, à Paris, c'est l'explosion : 141 vols à main armée se sont produits au cours des huit premiers mois de l'année, une hausse de 76 % par rapport à 2007 » Mais dans cet article, l’Express s’arrétait essentiellement aux commerces de proximité
L’émission « C dans l’air » diffusée le 10 décembre 2008 sur la cinq a non seulment enterinée ses chiffres calamiteux pour le gouvernement, ce qui démontre qu’une politique de répression judiciaire n’est pas appropriée, mais est allé plus loin dans l’analyse des faits.
En effet ont été abordé toutes les petites attaques dont les médias ne parlent que très peu voir pas du tout et qui ont pour cibles les personnes telles que vous et moi quand elles rentrent du travail ou pire quand elles sont chez elles
La sécurité dans les transports en commun (quelque soit la ligne) est très mal assurée à certaines heure notamment quand vous êtes peu nombreux dans les wagons (tard le soir ou très tôt le matin), qu’il y a peu de contrôleurs et bien sur que la police est affectée à d’autres missions puisque flasher des automobilistes à 52 km par heures en centre ville rapporte beaucoup plus qu’infiltrer sur le long terme des réseaux
Tout cela n’est pas nouveau, les délinquants le savent alors bien sur, ils agissent où et quand ils savent qu’ils ont le moins de chance d’être pris par les forces de police.
Ils vont donc agir dans les banlieues et ou dans les communes rurbaines au moment de l’ouverture ou de la fermeture du magasin (lorsque ce dernier aura sa caisse remplie) ou s’ils ont décidé d’attaquer un particulier plutôt la nuit entre 23 h et 1 heure du matin afin d’être certain que le particulier soit chez lui pour pouvoir effectivement le détrousser sans que l’alarme ne se déclenche.
Je n’invente rien cela fait maintenant plus de 25 ans que d’un coté des gouvernements rêveurs envoient des jeunes à la mer et / ou en vacance en vous annonçant fièrement que la délinquance a baissé, de l’autre des gouvernements réactionnaires les envoient en maison de redressement et / ou en prison pour obtenir le même résultat : Qu’ils ne soient pas présents et que la délinquance baisse à un instant T
Mais je constate toujours avec délice que les CRS maitres nageurs sauveteurs sont présents en nombre sur les plages pendant les vacances alors que durant toute l’année il n’y a aucune présence policière dans certains lieux d’habitation regroupant plus de 10 000 habitants.
Encore une fois cette année le gouvernement réagit et suite à une hausse générale de plus de 13 % des braquages de commerces depuis un an, avec un pic en Ile-de-France, où celui-ci atteindrait 76 % à Paris et 120 % dans le district de police de Montreuil. Il organise pendant les fêtes un soit disant plan national anti-hold-up
De qui se moque t-on lorsque nous savons que ce plan consiste pour l’ile de France à réunir 2 000 policiers et CRS essentiellement dans Paris.
Encore une fois la banlieue est oubliée et les malfrats pourront agir à leur guise tout en sachant que ce plan s’arrêtera après les fêtes.
Car le problème est bien là. Au cours de l’émission « C dans l’air » d’hier le journaliste Fréderic Ploquin de « Marianne » disait que les forces de gendarmeries étaient peu présentes dans les villes de campagnes !
Il me corrigera si je me trompe (si j’ai mal interprété ses propos qu’il m’excuse) mais il y a pire ! C’est qu’actuellement de nombreuses villes de banlieues n’ont à leur disposition quasiment sinon aucune tout du moins très peu de force de police et / ou de gendarmerie.
Une fois que la police a fait le travail que je qualifierais d'admistratif vis à vis de l'Etat (reception des plaintes et mains courantes, conduites des prévenus dans les prisons et dans les Tribunaux ) il ne lui reste que peu de temps pour s'occuper de la sécurité dont nous parlons d'autant qu'aujourd'hui les policiers sont interessés lorsqu'ils arretent des fumeurs de hasihs ou des personnes avec des faux papiers.
Tout le temps passé sur le terrain a arreter ou rechercher ses individus ou a flasher un un véhicule à 52 km / h en ville sera du temps en moins consacré à l'insécurité dont nous parlons et tout cela par la double volonté politique de M Sarkozy , en terme de résultats et en terme de budget voté.
Certes les forces de police dépendent d’un commissariat. Mais si je prends l’exemple de ma ville (dans laquelle il y a eu encore dernièrement un type d’attaque comme celui que j’évoquais plus haut le soir en pavillon) le commissariat à laquelle est rattachée ma ville couvre entre 4 et 6 autres communes (plus de 100 000 habitants pour 300 policiers) avec en plus l’obligation pour ces policiers d’assurer la sécurité d’une des plus importante gares d’ile de France en termes de nombres de voyageurs (50 000 / jour)
Alors oui il y a ce commissariat auquel est rattachée la ville, mais auparavant (avant que Nicolas Sarkozy ne revoie la carte police / gendarmerie) cette même commune en plus d’être rattachée à ce même commissariat, disposait d’une gendarmerie de 16 hommes. (ça n’est pas énorme mais ça aide)
Ce n’est pas avec de telles décisions que nous arriverons à la conclusion de xavier rufer "assurer - sans opération coup de poing provocatrice, sans violence mais de façon définitive - l'ordre républicain dans les cités sensibles. Ne serait-ce que pour secourir des populations locales laissées sans défense à la merci de casseurs, qui arrivent à imposer, du fait de l'absence policière, une loi du silence rendant toute répression ultérieure impossible"
Si nous voulons faire de multiples « nettoyages au karcher » (opération coup de poing, envoie de CRS) pourquoi ne pas envoyer carrément les militaires ?
Ce n’est pas ma conception des choses, mais il faut être clair dans la définition de la politique que l’on souhaite menée.
La mienne est Républicaine et Egalitaire, elle nécessite donc une intervention de la police et / ou de la gendarmerie de qualité à tous les niveaux et sur tout le territoireCette qualité à un prix : L’impot
18:08 Publié dans actualite, Les idées recues, Les Valeurs de la Republique, M Sarkozy de Nagy Bocsa, Resultat, societe | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : actualité, sarkozy, sécurité, fiscalité, echec
28.07.2008
M SARKOZY : DES ACTES !
Le grand slogan de Nicolas Sarkozy a été « travailler plus pour gagner plus ».
Ses premières décisions loin de favoriser le travail ont favorisé le capital qu’il s’agisse de la spéculation ou de le rente immobilière.
Alors que la France est le pays européen où les salaires sont les plus bas (mais les charges obligatoires parmi les plus élevées ce qui pénalisent et les employeurs et les salariés) qu’attend Nicolas Sarkozy pour mieux répartir l’effort entre les salariés et les rentiers dans un pays où la devise est « Liberté Egalité Fraternité »
Un smic trop élevé d’après le Conseil d'analyse économique CAE
Un rapport du Conseil d'analyse économique sur les moyens de concilier lutte contre la pauvreté et efficacité économique, publié le 23 juillet (mais non disponible ce jour), prône une réforme radicale du Smic.
Remis au secrétaire d'Etat à la Prospective Eric Besson et au Haut commissaire aux Solidarités actives Martin Hirsch, le rapport est très critique envers le salaire minimum (Smic), qu'il juge "élevé et contraignant", et qui "n'est pas un moyen efficace pour réduire la pauvreté et les inégalités".
Ce rapport a été publié le jour où le gouvernement a examiné en conseil des ministres un projet de loi relatif au mode de fixation du smic.
Le projet de loi crée une commission d'experts pour définir l'évolution du salaire minimum, mais ne change pas les critères actuels de revalorisation, alors que le CAE, estime que la détermination des salaires planchers devrait prendre en compte la diversité des situations économiques des salariés et des entreprises.
Selon le CAE, le Smic devrait "retrouver son rôle originel de salaire plancher" et "concerner une part réduite des salariés". Actuellement, environ deux millions de personnes sont au smic.
Ce que le CAE n’a pas voulu analyser c’est que le SMIC est devenu un salaire « plafond » et non un salaire « plancher »
Le problème de la plupart des gros entrepreneurs français est qu’ils veulent toujours faire des économies salariales ou réaliser des marges les plus importantes possibles.
Ce n’est pas le cas de la plupart des petites entreprises qui ont besoin d’une main d’œuvre spécialisée.
Eux connaissent le prix juste de cette main d’œuvre à savoir suffisamment élevé pour qu’elle n’aille pas à la concurrence !
Les grands groupes se moquent éperdument de la qualité de la main d’œuvre et de son bien être au travail qui fera qu’elle sera plus productive comme il se moque de sa sécurité ou de la sécurité du consommateur...tant que ça ne nuit pas à son image...il suffit de voir la gestion d'Areva ou de Total !
Pour eux une rémunération au SMIC avec un intéressement sur le chiffre d’affaire variable (qui commence donc à 0 % ) en fonction du poste est mieux qu’un salaire fixe plus pourcentage sur le chiffre d’affaire ou la marge réalisée avec un minimum garanti au SMIC !
Pensez donc ça leur couterait trop cher en redistribution de bénéfices et après les dirigeants et actionnaires ne pourraient pas se goinfrer et s’assurer des parachutes dorés même (et surtout) quand ils ont commis des erreurs monumentales !
Le SMIC n’est pas contraignant, il n’est pas adapté à la situation des salariés !
Le SMIC devrait être inégal sur tout le territoire et correspondre à un minimum de 3 mois de loyer (studio) hors charge à coté de l’entreprise !
Cela obligerait les entreprises à faire pression sur les collectivités locales qui ne respectent pas la loi SRU ou à construire des appartements HLM pour leurs employés comme l’a fait Intermarché !
Il ne faut pas oublier et je le répéterais toujours que c’est en France que les salaires sont les plus bas.
Si nous voulons diminuer les charges il faut que d’autres payent !
Les rentiers ! Ceux qui sont moins imposés en louant un appartement ou en plaçant de l’argent de en bourse ou en héritant qu’en travaillant !
Notre Président nous a dit tout au long de sa campagne "Travailler plus pour gagnez plus" …
Qu’il le mette réellement en pratique !
Effectivement la gauche de 1997 à 2002 n'a pas revu completement la fiscalité ! Plaidons coupable !
Reconnaissons le ! Est ce que la droite dans les années 86 88 puis 93 / 97 a diminué la fiscalité sur le travail ?
NON
Alors n'ayons aucun complexe !
Rappelons régulièrement à M Sarkozy qu’il doit revoir la fiscalité afin que de permettre au travail et non à la rente ou à la spéculation d’être reconnu .
Une personne qui aujourd'hui a de l'argent ne va pas travailler et personne ne pourra lui en tenir rigueur car c'est en plaçant son argent qu'elle gagnera le plus , pas en travaillant
Demandons régulièrement à M Sarkozy qu'il baisse les charges sociales sur le travail et en crée sur la spéculation boursière sur l’héritage ou sur la rente locative pour décourager l'argent facile!
C’est par le travail que l’on doit être reconnu dans la société ! Tout Travail mérite salaire ! Aujourd’hui le travail n’est pas rémunéré à sa juste valeur !
C'est par le travail que l'on doit pouvoir se hisser dans la société !
Aujourd'hui le paresseux riche gagne plus que le courageux pauvre !
Avec les réformes de Sarkozy le courageux pauvre qui va travailler plus va gagner un peu plus mais sera soit imposé soit il devra payer les charges sur les heures sup qu'il effectue qui auparavant étaient payées par l'employeur (autrement s'il tombe malade il ne sera dédomagé que sur une base de 35 heures )
Par contre le paresseux riche (les 300 familles) qui place son argent sans prendre de risque vient de se voir remettre un bon gros chèque (plus de 400 000 € sans rien faire) grace au bouclier fiscal ....!
M Sarkozy assez de paroles et de communication des actes !
17:47 Publié dans actualite, ANALYSE, Les idées recues, LES INCOHERENCES DE M SARKOZY de NAGY BOCSA, Les Valeurs de la Republique, M Sarkozy de Nagy Bocsa, Me ROYAL, mes propositions, societe | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : actualité, politique, sarkozy, royal, bayrou
05.03.2008
UNE PRESENCE POLICIERE NECESSAIRE A LA GRANDE BORNE COMME PARTOUT !
Alors qu’hier vers 16h 45 je me rendais en Bus à la Grande Borne pour y donner un cours de soutient , je vis des voitures de policiers qui repartaient.
Je n’étais pas étonné outre mesure puisque à chaque fois qu’il y a un incident les policiers et CRS débarquent en nombre !
Mais ce qui m’a plus étonné c’est le peu de fourgon de CRS. L’Etat avait il décidé d’une nouvelle façon de procéder ?
D’après l’article du Parisien publié ce jour Oui !
http://www.leparisien.fr/home/info/faitsdivers/articles.h...
En effet je suis confirmer dans mes observations puisque l’article nous dit que si effectivement près de 160 fonctionnaires ont pris position autour du square des Solstices c’est faire du porte à porte et distribuer en main propre une centaine de lettres appelant les riverains à témoigner
Vous avouerez franchement que le ridicule ne tue pas (désolé pour le mauvais jeu de mot) mais relisez bien ! 160 fonctionnaires pour distribuer 100 lettres !
D’une part ils ne sont pas resté longtemps, ça été une opération express, d’autre part quand on distribue des lettres dans un ensemble qui compte plus de 15 000 habitants, même si on peut localiser la distribution, il est bon dans un premier temps de faire savoir que l’on couvre tout le territoire pour se faire respecter !
Dans un deuxième temps, on pourra refaire une distribution plus localiser voir une troisième.
Car tout le problème est là. Cette opération ne peut être bonne que si elle s’inscrit dans le temps et si les policiers reviennent régulièrement en nombre sur le territoire afin d’être connus et reconnus par la population honnête qui pourra leur fournir des informations sans avoir de crainte !
Les policiers ont hier fait un bon travail en faisant une distribution personnalisée puisque je les cite « On ne voulait pas une distribution impersonnelle, mais expliquer directement notre démarche, justifie ce policier de l'Essonne. Discuter directement avec les parents pour qu'ils réalisent que le "jeu" que pratiquent ces gamins de parfois 14 ou 15 ans est extrêmement dangereux. » simplement si il n’y a pas une présence constante de la police en nombre suffisant 7jours / 7 24 heures / 24 un tel acte n’aura été qu’un coup d’épée dans l’eau supplémentaire.
Sans présence policière constante dans cet ensemble de 15 000 habitants , la loi du silence qui règne continuera à régner ! « On a peur, soupire Denise, qui habite depuis trente-huit ans à Grigny. On vit dans la crainte permanente. Je ne sors plus après le coucher du soleil. Une de mes amies s'est fait voler son sac en venant chez moi. Elle ne veut plus venir, comme le reste de ma famille. »
Comme partout, dans tous les groupes sociaux une infime minorité met le bordel. Ca n’est pas d’aujourd’hui. (et en écrivant cela je n’excuse rien je constate simplement qu’il y a eu les chemises rouges, les blousons noirs…et parmi eux des gamins déviants qui mettaient à sac des magasins dans les années 50 / 60) Il suffit de 0.5% d’em…pour faire péter un système si vous n’avez pas de présence policière.
C’est le cas dans beaucoup de cités ou vivent plus de 10 000 personnes (Les Tarterets, La Grande Borne…)
Le groupe de policiers poursuit sa distribution de tracts tout en gardant un oeil derrière la tête. « Ici, ça peut déraper en une poignée de secondes », rappelle un policier. « Et la boulangerie le Fournil, elle est pas utile ? », reprend son collègue. « Elle fait trop d'argent, tente d'argumenter M. Mais c'est vrai que nos parents, ils achètent le pain là-bas.
Pour résumer la cité d’aujourd’hui reproduit les schémas de jalousies de nos grands parents quand il s’agissait pour un commerçant de s’installer dans un département étranger.
Si le commerçant n’est pas du cru, il coule ou se fait couler ! (ça existe encore dans notre cher pays)
Quand j’ai eu fini mon cours hier en repartant j’ai failli éclater de rire !
Devant la boulangerie qui avait été attaquée il y avait 2 voitures de polices …jusqu’à quand ?
15:30 Publié dans actualite, ANALYSE, Les idées recues, LES INCOHERENCES DE M SARKOZY de NAGY BOCSA, M BAYROU, M Sarkozy de Nagy Bocsa, Me ROYAL, Médias, societe | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, actualité, sarkozy, royal, bayrou, ump, modem
21.01.2008
LE MENSONGE DU "TRAVAILLER PLUS POUR GAGNER PLUS"
Nicolas Sarkozy de Nagy Bocsa a gagné l'election presidentielle sur un slogan : "Travailler plus pour gagner plus" . Durant toute sa campagne il a remis en cause les 35 heures, laissant croire que celles ci étaient à la base des maux de notre pays et plus particulièrement du fait de la progression du chomage.
Tout ceci est il vrai ou n'est ce que des mensonges ?
Tout d'abord il faut revenir sur un fait, les 35 heures ne sont pas connues de tous.
Ainsi contrairement à ce que nous à montré l'emission "Capital" du 20 janvier 208 consacrée à la vie chère, (excellente par ailleurs), dans les petites entreprises et l'artisanat la durée du contrat de travail reste basée sur 169 heures.
Nombre de salariès travaillant en boucheries, charcuteries,boulangeries pourront en témoigner...pour eux les 35 heures ne sont qu'un vain mot qu'il n'ont jamais connu !
Deuxième point important, si les 35 heures avaient été si mauvaises pour la conjonture et le chômage, le nombre de chomeurs auraient du augmenter ou au mieux rester identique dans la période 1997-2002.
Hors il s'avere que dès lors qu'elles ont été mise en place celles-ci ont permis de nombreux emplois puisque le taux de chomage est passé de prés de 12% à un peu plus de 8%.
Nous étions alors dans une conjoncture où nous pouvions encore parler de créations d'emplois puisque le nombre d'étudiants et d'etrangers qui "gonflaient" la population active était chaque année en hausse, ce qui n'est plus le cas (pour des raisons conjoncturelles) depuis 2003.
Si les socialistes ont profité d'une bonne situation économique, la droite depuis 2002 bénéficie d'une situation sociale idéale.
Depuis cette date Nicolas Sarkozy a réduit considérablement le nombre d'entrées sur le territoire Français, et à ce point il faut ajouter le fait que la génération des années 60 (né en 45 et après )commence à partir à la retraite. !
Donc depuis cette date, logiquement le nombre de chomeurs devrait diminuer mathématiquement remplacé par des retraités.
D'autant que les fonctionnaires ne seront remplacés qu'à hauteur de 1 pour 2.
En une phrase : Il faut créer beaucoup moins d'emplois pour faire baisser le chomage !
Pourtant ce n'est pas le cas.
Qu'est ce qui peut expliquer une telle situation ?
Tout d'abord la volonté de l'Etat de se désengager !
Les impots nationaux sont passés pour les tranches les plus élevées de 55% à 40 % en moins de 4 ans.
Il est évident qu'à partir de là, l'Etat ne créera plus d'emplois parce qu'il n'en a pas la volonté. Les 35 heures n'ont rien à voir là dedans. Lorsqu'on prend des décisions il faut les assumer.
Un exemple à venir simple. MAM nous a dit qu'elle allait remettre en place une police de proximité mais que less recrutement se ferait régionalement.
Il est donc probable que l'Etat vote la loi mais demande aux régions de participer au financement de cette police!
Ensuite la volonté des grands groupes de réaliser des marges plus que confortables !
Hier toujours sur M6 suivait un reportage sur les voitures d'occasion au Bénin. Réparée et remises en vente après avoir été achetées en Europe.
Les grossistes autmobiles beninois réalisaient une marge nette de 8%
Nos boulangers réalisent eux une marge nette de 22 % sur la baguette
Quant aux grands groupes leurs marges nettes fluctuent entre 34 et 38 %
Pourquoi les 35 heures n'ont pas couté plus cher aux entreprises ?
Tout simplement parce que pour celles qui les ont mises en place, il y avait avec la celles ci la possibilité d'annualiser le temps de travail.
Qu'est ce cela signifie ?
Que nous sommes passés d'un système où le salariè travaillait 169 heures par mois et où les heures supplémentaires étaient payées 25% de plus jusqu'à 42 heures puis 50 % au delà , à un système ou le salariè pourra être payé sur une durée annuelle de travail correspondant à 35h soit 1600 heures annuelles
M Sarkozy et la droite réactionnaire (c'est logique) mais plus étonnant la gauche aussi oublient que la loi "Aubry II" fixe la durée légale certes à 35 heures mais surtout à 1600 heures annuelles !
Tout est question de négociation !
Les 35 heures ont instauré la modulation du temps de travail ce qui évitent justement à certains secteurs d'activité (soumis à des aléas previsibles types intempéries, ou flux..) d'avoir a payer des heures supplémentaires (constructuction, transport, tourisme...)
Dans ces secteurs les entreprises peuvent faire travailler en heures pleines les salariés jusqu'à 42 heures par semaines sans avoir d'heures supplémentaires à payer le tout étant de respecter les 1600 heures annuelles !
Les 35 heures ont donc permis une meilleure flexibilité , et pour les entreprises qui l'on souhaité une meilleure organisation du tavail.
Si les salariés veulent gagner plus ils ne le pourront qu'en travaillant plus de 42 heures par semaine, ou si M Sarkozy remet en cause le principe d'annualisation du temps de travail !
Personnellement j'en doute...mais je suis peut être médisant !
13:43 Publié dans actualite, ANALYSE, LA VIE CHERE, Les idées recues, LES INCOHERENCES DE M SARKOZY de NAGY BOCSA, M Sarkozy de Nagy Bocsa, Politique française, PRECARITE, réforme fiscale, societe | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sarkozy, roya, bayrou, ump, ps, modem, vie chère
09.12.2007
ESCLAVAGE : LES AFRICAINS SONT EUX AUSSI RESPONSABLES
Alors que Khadafi veut se faire le chantre de la défense des droits des Africains en demandant aux pays europeens réparation pour l’esclavage, il oublie qu’en histoire rein n’est simple.
Si effectivement les Pays tels que le Postugal, l’Espagne, la France, la Hollande , l’Angleterre et la Belgique ont participé aux commerces des noirs, il ne faut pas oublier qu’à l’autre bout de la chaîne il y avait des vendeurs.
C’était l’époque du commerce triangulaire qui se faisait qui plus est sous la bénédiction du Vatican
• En 1442 le pape Eugène IV, par la bulle, illius qui approuva les expéditions *
• Puis le pape Nicolas V publia deux bulles,
o La première bulle, 1452 donnait toute latitude aux Portugais de soumettre les Sarrasins, païens et autres incroyants.
o La seconde bulle, du 1454, approuvait ce que les Portugais avaient entrepris , espérait la conversion au christianisme des populations naturelles, donnait son approbation expresse au monopole commerciale des Portugais en Afrique.. Cette bulle parlait des conséquences salutaires qui résulteraient de l'asservissement des païens.
• Enfin, son successeur, Calixte III publia la bulle en mars 1456
Les Portugais obtinrent également du pape qu'il déclare que le Portugal avait conquis l'Afrique jusqu'à la Guinée. Fort de ces bulles, les Portugais n'hésitèrent pas à arraisonner tout bateau qui se trouvait sur les côtes africaines et à pendre l'équipage (surtout des Espagnols)68.
Une action contre l’Islam bénit par le Saint Siège
Toutes ces fameuses bulles approuvant les expéditions portugaises avaient été promulguées parce que la papauté estimait nécessaire d'agir avec vigueur contre l'Islam qui semblait menacer, après la chute de Constantinople, l'Italie elle-même, autant que l'Europe centrale. Calixte III déploya maints efforts pour mettre sur pieds une ultime croisade
Une présence portugaise qui s'affirma
Les Portugais avaient plusieurs objectifs.
• Ils voulaient entrer en contact avec le royaume du prêtre Jean (Ethiopie) pour obtenir une alliance. Ils pensaient ainsi prendre en tenaille le monde musulman.
• Les relations avec l'Afrique étaient largement motivées par le commerce avec l'Asie. Pour leurs importations, les Portugais avaient besoin d'or (pour l'Empire Ottoman), d'argent (pour extreme-orient et de cuivre (pour l’inde).
• L'objectif principal restait le profit.
Ainsi, dans la seconde moitié du XVe siècle, la Couronne portugaise entreprit d'établir des relations commerciales stables avec l'Afrique sub-saharienne. En 1458, le prince Henri le Navigateur
souhaita que ses hommes achetassent les esclaves plutôt que de les razzier. Cette mission fut confiée à Diogo Gomez (il revint avec 650 esclaves razziés)70.
La Couronne portugaise décida de laisser la gestion des nouvelles expéditions à des hommes d'affaires et des marchands portugais. Le premier d'entre eux fut Fernando Po en 1460 En contrepartie, il s'engagea à verser chaque année 200 000 reis et à explorer 100 lieues de côtes inconnues71. Le droit de transporter des esclaves fut ensuite confié à une succession de marchands privilégiés, obligés de verser un impôt annuel fixé par la couronne.
Les portugais créérent ainsi une forme de droit du commerce de l’esclavage
En 1462, ils s'installèrent dans les îles du cap vert
Mais encore faut il pour commercer avoir des intermédiaires ; les premiers vendeurs furent le Benin, le Sénégal et le Congo et ce dès 1486
Vinrent ensuite les Hollandais, les Anglais et les Français. Ils traitaient notamment avec les Africains de la gomme, de l'or, du poivre de malaguette, de l'ivoire... et des esclaves.
Cependant, malgré les bulles pontificales, des Français et des Anglais firent quelques expéditions sur les côtes de l'Afrique, au grand désespoir des Portugais.
Puis ce fut le Congo, l’Angola et le Cameroun et le Gabon qui se contestèrent la « suprématie » dans la « fourniture » de captifs aux Portugais
Le Congo devint alors la zone principale de traite
La colonisation a-t-elle arreter tout cela NON
Peut ton le regretter Oui. Quand on est Français que la Révolution avec ses valeurs est passée par là on ne peut que le regretter.
Doit on s’excuser ?
NON !
La République et ses valeurs a duré 10 ans avant que Napoléon ne prenne le pouvoir.
Puis il y eu différentes républiques qui se sont succéder.
Mais, il a fallut attendre, et on ne peut que le regretter, 1968 pour que la Femme et l’Homme aient les mêmes droits en France.
Partant de ce principe, était il envisageable que les autres aient des droits supérieurs à la Femme Française ?
Pouvait on sérieusement envisagé que les « indigènes » aient le droit de vote avant les militaires ?
Tout ce qui a été fait correspond a un état d’esprit, à une époque. Comme au 19 ème siècle il n’était pas choquant que le Bourgeois se promène avec sa maîtresse le midi pour retrouver sa femme le soir, la colonisation correspond à une autre.
Ce qui beaucoup plus choquant, c’est l’esclavage. La France est l’un des rares pays à avoir décidé de faire une journée commémorative de l’Esclavage, le 10 mai ; il serait bon que cette journée soit une journée au moins européenne voir mondiale car chacun a dans l’esclavage une part de responsabilité.
Et si Khadafi soit demander à des Etats de faire des excuses c'est certes à certains Etats Eruopeens qu'ils doit le faire mais aussi au Vatican tout comme aux Etats Africains qui ont tirer profit à l'époque de la vente de leurs propres population.
Se regarder dans un miroir peut faire tres mal. Mais il faut savoir accepeter la vérité en face !
15:55 Publié dans actualite, ANALYSE, Europe, INTERNATIONAL, Les idées recues, Les Valeurs de la Republique, M Sarkozy de Nagy Bocsa, Politique française, societe | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Sarkozy, khadafi, esclavage, royal, elections, désirs d'avenir, médias
21.11.2007
PRIVILEGIES CEUX QUI DEFILENT CEUX QU'ON CACHE
Je suis allé manifester moi le privilégié car je commence a avoir plus que marre d’entre des imbécilités.
Je vous l’ai dit j’avais déjà fait mes comptes et il ne faut pas être sorti de normal sup pour savoir que lorsqu’on a une hausse de 1% par an pendant 6 ans alors que l’inflation officielle est de 1.8% (je pouffe de rire-jaune-, même l’association des maires de France se base sur 3 à 4 %) ça représente une perte de pouvoir d’achat.
Ces 3 dernières années l’électricité a pris 5 à 10 %, l’essence 10 à 30 % le téléphone 5 à 10 % les aliments de base 5 à 10 %, le loyer ont augmente de 5 % par an le gouvernement Raffarin a augmente les transports régionaux en ile de France de 5% par an pendant 4 an ….et pour finir la meilleur en 2004 Nicolas Sarkozy ministre du budget revoyait le calcul de l’impôt sur le revenu.
Fini la décote de 10 et 20%. Le cadeau c’est que le taux d’imposition allait être baissé mais ce qui nous était pas dit que nous serions imposés sur 95 % du salaire imposable.
Alors travaillez plus pour gagner plus ?
Pour en être sur il faut d’abord revoir la façon dont nous les classes moyennes et populaires (c'est-à-dire tous les foyers fiscaux qui déclarent moins de 30 000 € imposables annuels) sommes imposés !
Deuxième cadeau indirect pour les personnes agées fini la redevance télé gratuite.
Beaucoup ne l'ont pas saisi tout de suite puisque le budget 2004 est applicable en 2005 mais pour la redevance il y a eu un premier puis un deuxième report. Si aujourd'hui vous payez la redevance quand vous avez une retraite de 910 € mensuelle c'est pour les mêmes raisons que pour l'impot sur le revenu.
Il y a eu un re-calcul. Au lieu de faire Pension - 10% - 20 % on prend à partir de cette année 95% de la pension
(y'a bon les p'tits vieux)
C'est donc cette année que le cadeau emposoiné Ministre du budget apparait dans les foyers des personnes agées ayant peu de moyens (110 € de plus)
Travaillez plus pour gagnez plus sans doute !
De mon point de vue vue le cout de la vie il faut évidemment que comme en Allemagne, ou au Danemark les employés soient augmentés.
Mais attention il faut des aides pour tous (privé / public) et proportionnelles au revenu de façon à ce que tous les salariés en profitent (particulièrment ceux employés dans les TPE et PME) afin que nous cessions d'aller vers une prolétarisation des classes moyennes comme cela est en train de se faire depuis 5 ou 6 ans.
En effet puisque les petits patrons n’ont aucune aide pour employer du personnel qualifié et le payer plus que le SMIC…ils le payent au SMIC !
Nous avons ainsi de plus en plus de diplômés Bac + 2 ou Bac + 3 payés au SMIC.
Si je suis allé manifester c’est aussi parce que les médias oublient systématiquement de rappeler que les employés du privé ont eu jusque dans les années 1995 une retraite à taux plein en travaillant 37 ans ½.
Nombres de ces retraités sont des électeurs de Nicolas Sarkozy !
Ils oublient ou font semblant d’oublier que leurs situations à été celles de privilégiés qui ont profité de la croissance d’un pays sans chômage ou dans lequel la crise était relativement faible, qui cotisaient moins qu’un fonctionnaire, et qui au final partait avec un niveau de retraite supérieur
Vous n’entendrez jamais vous dire que les régimes spéciaux c’est un taux de cotisation de 12% en moyenne contre une moyenne 8 % pour les salariés du privé.
Sans doute est ce trop dictatorial pour France télévision voir fasciste pour TF1 d’assener de telles vérités !
Je précise que je n’en veux pas à ces retraités du privé qui ont profité des fruits de la croissance mais si l’on voudrait être juste il faudrait recalculer leur retraite !
En effet tous les chiffres se recoupent et je vais livrer à votre sagacité un tableau comparatif entre salariés non cadre du privé et fonctionnaires
Personne née en 1938 qui prends sa retraite en 1998
Salariés non cadre du privé 81.5%
Fonctionnaires 67.5%
Personne née en 1955 qui prends sa retraite en 2015
Salariés non cadre du privé 66.5%
Fonctionnaires 52%
Personne née en 1985 qui prends sa retraite en 2045
Salariés non cadre du privé 47%
Fonctionnaires 55%
A coté de cela nous avons des dirigeants d’entreprises qui se votent des régimes très spéciaux dont personnes ne parlent puisqu’il suffit d’être présent 5 à 8 au conseil d’administration ( de se faire coopter , en clair c’est du copinage) pour avoir une retraite de 100 000 € minimum.
Certains hurlent au loup après la retraite que se sont votés les députés mais au moins ceux-ci sont élus et vous pouvez vous présenter à leur place.
Je vous souhaite beaucoup de chance pour intégrer le club plus que fermé des conseils d’administration !
Notre ministre François Xavier Bertrand a pris toujours le même exemple pour justifier du fait qu’il fallait revoir les régimes spéciaux des conducteurs de trains.« il a 150 000 conducteurs, et 300 000 retraités et ça va pas aller en s’arrangeant »1) C’est sur que si le gouvernement ne remplace pas tous les conducteurs partant à la retraite ça ne va pas améliorer les choses
Mais surtout cet argument ne tient pas la route pour une raison simple
2) Dans ce cas il faut supprimer immédiatement le régime spécial des curés et des bonnes sœurs ( ok je suis un laïque convaincu mais pas anti curé) il y en tellement à la retraite et tellement peu en activité que certaines paroisses ferment ou font appel à des curés des pays de l’Est ou d’Afrique…Que va dire le gouvernement aux anciens employés des mines et le petit employé par une PME…ben il a qu’a crever !
3) Les exemples sont multiples ouvriers agricoles ou agriculteurs qui n’ont pas cotisés et a qui sont malgré tout versé des pensions (même minimes) qui en échange doivent respecter certains points qui ne sont jamais respecter…et bien sur les syndicats ne sont pas offensifs sur ces points …
Ils défendent ou donnent l’impression de défendre des corporation alors qu’en adoptant le même style offensif que Sarkozy…on joue carte sur table on compare les avantages des uns et des autres dans le public et dans le privé et les différents régimes spéciaux je suis certains que les plus embêtés ne seraient pas ceux que l’on croit !
En résumé
Je suis un nanti / privilégié dictateur fasciste qui prend en otage des usagers dans un conflit qui ne les concerne pas .
Alors oui M Sarkozy nous avons respecté l'ordre public , par contre nous ne voulons pas d'une ordre public impose
Non M Sarkozy les Français ne sont pas avec des preneurs d'otages type Fark bande à bader ...
Ingrid Betancourt est prise en otage, je ne suis pas certain qu'elle aimerait ce genre de comparaison , même si ni vous ni moi ne savons ce que c'est qu'être pris en otage !
Monsieur Sarkozy, ce conflit concerne au plut haut point les usagers !
Il concerne leur chauffeur particulier de tous les jours
Imaginez que les chauffeurs de l'Elysee demandent une hausse de salaire ! Que feriez vous !
Vous iriez au conflit ?
Vous les virez ?
Vous negocieriez pour evitez le conflit parce que au niveau image de marque et prestige c'est pas génial !
Les responsables syndicaux ont depuis un mois proposé une négociation , vous avez refusé ....via M Fillon ou son gouvernement c'est pareil. Mais c'est vous qui êtes aller au conflit.
J'ai fait comment pour voté Ségolène
Je suis fou ou j'ai plus qu'à me flinguer ?!!
Rassurez vous ça glisse !!!!
Trois exemples de privilégiés que l'on cache
Un dirigeant du cabinet Mc Kinsey va devenir l’un des pontes de Bercy
Le directeur général de la modernisation de l’Etat au ministère de l’Economie et des Finances, Frank Mordacq, va être remplacé par François-Daniel Migeon. Cet ancien collaborateur du ministre du Budget et de la Fonction publique, Eric Woerth, lorsque ce dernier était secrétaire d’Etat à la Réforme de l’Etat, est aujourd’hui l’un des dirigeants de Mc Kinsey.
Coïncidence surprenante : c’est ce cabinet de consultants qui a remporté la semaine dernière, en association avec Accenture, l’appel d’offres sur la modernisation de l’Etat et des politiques publiques lancé par la Direction générale de la modernisation de l’Etat.
Frank Mordacq sera nommé contrôleur budgétaire et comptable du ministère de l’Economie et des Finances. Ce poste de "super Trésorier payeur général" est l'un des plus beaux postes de Bercy.
C’est un exemple extrême de la générosité de certaines caisses de retraite : selon nos informations, Philippe Bouvard, recevrait grâce à Audiens une pension totale d’environ 31 000 euros par mois.
http://www.capital.fr/actualite/Default.asp?source=FI&num...
16:45 Publié dans actualite, ANALYSE, LA VIE CHERE, Les idées recues, LES INCOHERENCES DE M SARKOZY de NAGY BOCSA, Les Valeurs de la Republique, M Sarkozy de Nagy Bocsa, Politique française, societe | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : Sarkozy, royal, république, desird'avenir, greves, vie chere, manifestations
24.09.2007
QUAND LA FAILLITE NE TOUCHE PAS LE CAC 40/strong>
Meme si je n'apprécie pas beaucoup Thierry Ardison, je ne peux que reconnaitre qu'en quelques images et quelques phrases il a parfaitement résumé ce qui c'était passé en 4 ans dans les entreprises coté en bourse ! Plus de profit, plus de licenciements.
Les dirigeants de ces entreprises et leurs actionnaires vont avoir un nouvel avantage pour les remercier de leur contribution à l'économie française: Le bouclier fiscal
Petit rappel de la faillite sous la gauche
extrait de l'entretient PPDA JOPIN du 16 mars 2000
TF1 : On a un peu le sentiment, à regarder toutes ces manifestations qui pullulent depuis quelques jours, et singulièrement aujourd'hui, qu'au fond elles ont été attisées par le fait que l'argent afflue, semble-t-il, dans les caisses de l'Etat, actuellement. Je voudrais vous demander de répondre très directement, et si possible sans préambule, à cette question assez simple que se posent tous les Français. On leur demande d'être extrêmement économes, de faire attention, d'équilibrer leur budget sinon il y a un coup de téléphone de la banque : on demande la même chose aux entreprises et c'est bien la moindre des choses. Pourquoi l'Etat est-il incapable de nous dire au milliard près ce qu'il a exactement dans ses comptes ?
Lionel Jospin : "Il y a eu un problème en 1999, quand on a parlé de cette "cagnotte", parce que les prévisions budgétaires de l'Etat, ce qu'on appelle la loi de finances initiale, sont faites au mois d'août de l'année précédente. Pour préparer le budget, par exemple de 1999. Cela a été fait en août 1998 et, à ce moment là, il y avait la crise asiatique, il y avait un trou d'air. Nous avions fait des prévisions de croissance légèrement inférieures à 3 %, - 2,7 - et l'opposition nous a dit : "Vous êtes trop optimistes ; la crise asiatique va faire que vous n'aurez ni la croissance ni les recettes que vous escomptez". Et nous avons en partie révisé nos chiffres à la baisse. Et puis finalement, l'économie française a surmonté le trou d'air de la crise asiatique beaucoup mieux qu'on ne le pensait, a continué sur son élan, sur cette dynamique que je crois nous avions contribué à créer, si bien qu'on s'est retrouvés avec des évaluations en fait trop pessimistes et des résultats meilleurs. C'est ça qu'on a appelé "la cagnotte" en 1999."'
TF1 : Mais il y a eu un "feuilleton", parce que plusieurs chiffres ont été donnés de ci de là.
Lionel Jospin : "Oui, mais comme justement je tiens à un rapport de vérité avec les Français, qui pour moi en tout cas est absolument essentiel dans ma fonction, je suis heureux de pouvoir parler de ces problèmes aujourd'hui. Et c'est aussi pour cela que je ne voulais pas que ces interrogations se reproduisent en l'an 2000, pour le projet de loi de Finances 2000. Et c'est pourquoi j'ai proposé qu'il y ait un collectif budgétaire au printemps. Et c'est de celui-ci que nous allons parler ce soir, car nous aurons aussi des surplus de recettes en 2000. Et la question qui est posée aujourd'hui et notamment ce soir - et nous en avons parlé entre les ministres - est de savoir ce que nous voulons en faire. Et je vous le dirai dans quelques instants."
TF1 : Si j'ai bien compris, il y a eu 30 milliards de plus en 99 et il y en aura 50 milliards de plus en 2000.
Lionel Jospin : "C'est cela."
TF1 : Justement, sur la sémantique : vous dites "cagnotte", surplus fiscal ou moins de déficit, comme disent MM. Trichet ou Seguin... Peu importe, c'est là.
Lionel Jospin : "Exactement. A partir du moment où un mot a trouvé du succès, où il a été répandu dans l'opinion, où les médias l'ont repris, rien ne sert de le chicaner. Mais cette cagnotte, ces 50 milliards de recettes fiscales et non fiscales supplémentaires pour l'an 2000, dont on va évoquer l'attribution, c'est la cagnotte de tous les Français, c'est le produit de leurs efforts, de l'effort des entreprises, de l'effort des salariés, des créateurs, de tout le monde. Et c'est aussi je crois en partie la sanction positive d'une politique économique qui a été juste et d'une gestion de ce Gouvernement qui est correcte. Alors, ce que j'ai envie de vous dire, puisque parfois on m'attribue cette cagnotte - on dit "la cagnotte de Jospin" - moi je préfère honnêtement être responsable d'une cagnotte que d'être responsable d'un trou dans la caisse. Et quand nous sommes arrivés, il y avait quelques trous dans la caisse : le trou de la Sécurité sociale par exemple, un déficit public considérable. Nous, nous avons agi avec les Français, mais dans notre fonction gouvernementale, pour rétablir ce surplus de richesses. Et on ne va quand même pas, parce que sinon on serait dans un plein paradoxe, se désespérer parce qu'on a des ressources supplémentaires."
TF1 : Quand on a des ressources supplémentaires, en général, on attise les idées, on aiguise les différents envieux. Il y a eu un concours d'idées tout à fait hétéroclites, y compris dans votre propre camp. Des gens ont proposé que l'on baisse les impôts - impôts sur le revenu, TVA, taxe d'habitation, certains ont parlé de la redevance, d'autres des impôts pétroliers par exemple - ; d'autres disent qu'il faut surtout en profiter pour réduire le déficit ; d'autres disent : "Profitons de cela pour accroître la dépense sociale en aidant à l'augmentation des minima sociaux." Qu'est-ce que vous avez définitivement choisi, qu'est-ce que vous pouvez nous annoncer maintenant ?
Lionel Jospin : "Ce débat était normal et reste normal d'ailleurs, il se poursuivra au Parlement quand nous présenterons ce texte de révision du budget, ce collectif de printemps. Il est normal - et c'est cela la démocratie - : chacun exprime son point de vue. Alors, il y a trois objectifs possibles, à partir du moment où l'on est d'accord entre le législatif - du moins la majorité - et l'exécutif sur l'évaluation de ce surplus de recettes, de cette cagnotte, à 50 milliards de francs. On a trois objectifs : baisser le déficit du budget davantage, alléger les impôts et augmenter les dépenses. Voilà les trois choix possibles. Parce que, de toute façon, cet argent va quelque part. Il n'est pas enterré, il n'est pas dissimulé. Donc, il sert."
TF1 : Vous irez dans les trois directions et dans quelles proportions ?
Lionel Jospin : "Nous considérons, que dans la mesure où à l'issue de la discussion sur la cagnotte 99, - comme justement, nous n'avions pas pris les choses suffisamment à temps, - une partie essentielle de ce surplus a été au déficit budgétaire, du coup la façon dont la France réduit ses déficits budgétaires dans l'Europe a été en 99 plus rapide, nous pensons que nous devons consacrer ces 50 milliards à un certain nombre de dépenses et essentiellement à des allégements d'impôts. C'est dans cette double direction que nous irons. Si jamais, il se révélait que plus tard ces surplus étaient plus importants - parce qu'il est quand même très difficile de dire, en mars, quelles seront exactement les rentrées fiscales ou non fiscales pendant toute l'année 2000 - le solde, à ce moment-là, pourrait aller au déficit. C'est pourquoi, aujourd'hui, il nous paraît nécessaire de privilégier quelques dépenses et surtout des allégements fiscaux."
TF1 : Commençons par le "surtout", par les allégements fiscaux. Dans quelle direction : impôts sur le revenu, TVA...?
Lionel Jospin : "D'abord, je vous dis un mot de la répartition. Sur ces 50 milliards, nous pensons que 10 milliards peuvent aller à ces dépenses supplémentaires et 40 milliards à l'allégement d'impôts. C'est donc le choix que nous faisons. Ces allégements d'impôts, nous pensons que nous devons les orienter vers la croissance, vers la réduction des inégalités, donc notamment pour mettre en cause les impôts les plus injustes, c'est-à-dire ceux qui sont payés de la même manière quelles que soient les ressources des personnes - la taxe d'habitation, la TVA. Donc, les trois choix que nous faisons, c'est : diminution de la taxe d'habitation, diminution de l'impôt sur le revenu, diminution de la TVA."
TF1 : Dans quelles proportions pour chacun d'entre eux ?
Lionel Jospin : "La taxe d'habitation sera réduite de 11 milliards. On pourra y revenir si vous voulez, parce que si je donne des indications précises, on pourra voir comment cela peut toucher très directement un certain nombre de gens. La taxe d'habitation représentera 11 milliards par la suppression de ce que l'on appelle la part régionale de la taxe d'habitation. Il y a une part régionale, une part départementale et une part communale..."
TF1 : La part régionale, c'est à peu près 20 %, 25 % de la taxe d'habitation quand on reçoit son avis ?
Lionel Jospin : "Oui. Et nous ferons aussi, sur cette taxe d'habitation, une extension de ce que l'on appelle les dégrèvement fiscaux pour les personnes qui ont le plus de mal à payer cet impôt. Cela, c'est le premier paquet : 11 milliards. Le deuxième, c'est un abaissement de l'impôt sur le revenu pour un montant également de 11 milliards, en touchant là les deux plus basses tranches de l'impôt sur le revenu."
TF1 : Et uniquement ces deux-là ?
Lionel Jospin : "Uniquement ces deux-là à ce stade, c'est-à-dire dans le collectif de printemps pour 2000. Nous avons l'intention, de pousser notre politique de réduction des impôts dans le domaine de l'impôt sur le revenu. Les deux plus basses tranches. Cela vise directement non seulement, évidemment, les catégories les moins favorisées mais qui payent quand même l'impôt sur le revenu, mais cela a aussi pour objectif de faciliter le retour à l'emploi. Nous savons qu'un certain nombre d'hommes et de femmes - alors qu'aujourd'hui l'activité économique est forte, que dans un certain nombre de secteurs on ne trouve pas toujours des personnes désormais, même si le chômage reste encore important, un certain nombre de gens qui touchent par exemple des minima sociaux sont découragés de reprendre un emploi parce qu'ils vont être pénalisés fiscalement. En agissant sur ces deux plus basses tranches, nous incitons le retour à l'emploi. C'est le deuxième paquet. Et le troisième, c'est la TVA."
TF1 : C'est 1 point, c'est ciblé selon les produits ?
Lionel Jospin : "Non. Nous pensons qu'il faut prendre une décision simple, claire, visible par tous les Français et vérifiable aussi par tous les Français. Donc, nous proposons de baisser d'un point la TVA."
TF1 : Donc on passe à 19,6.
Lionel Jospin : "On passe de 20,6 à 19,6. C'est le taux normal de la TVA que nous baissons d'un point. C'est la moitié de la hausse qu'avait fait Monsieur A. Juppé. Mais, nous avions déjà baissé la TVA par des baisses ciblées justement. Là, c'est un point, donc, c'est extrêmement clair. Cela peut être vérifié par tous les Français, y compris sur les prix des produits. Cela représente 18 milliards de francs. 11, 11, 18 : 40 milliards de francs. Voilà les annonces d'allégements de l'impôt que je voulais faire ce soir. Et je peux naturellement les préciser pour mesurer, pour chaque impôt, ou pour les deux premiers - taxe d'habitation bien sûr et impôt sur revenu - les conséquences pratiques pour des couples ou des ménages."
(…)
TF1 : Sur la croissance, les 3,5%, cela va être à peu près 3,5% cette année ?
Lionel Jospin : "C'est la prévision aujourd'hui."
TF1 : C'est grâce à vous ou c'est grâce à la marche du monde ?
Lionel Jospin : "Quand nous sommes arrivés - je l'ai dit -, il y avait un certain état de blocage et de dépression dans le pays. C'est pour anticiper sur lui et aussi sur des choix économiques douloureux que le précédent gouvernement devait faire qu'il y a eu cette dissolution. Je crois que nous avons fait plusieurs choses qui ont été importantes au début. D'abord, nous avons bien compris, dans l'analyse économique, que c'était l'offre qui était bloquée et que l'offre était bloquée parce qu'il n'y avait pas suffisamment de demande. Et nous avons favorisé la demande. Par là même, nous avons encouragé la reprise de la consommation. La deuxième chose que nous avons faite, c'est que nous avons dit : "ce gouvernement fixe comme première priorité la lutte contre le chômage, la lutte pour l'emploi. Il sait que c'est la première préoccupation des Français. Cela sera donc sa première priorité. Il accepte d'être jugé par les Français sur cette question centrale du chômage". Et nous avons combiné des mesures volontaristes - c'est ça le sens des 35 heures, dont on peut parler d'ailleurs parce qu'elles commencent à être un succès, ou le sens des emplois-jeunes - et nous avons montré par là que le Gouvernement lui-même avait une démarche volontaire qui ne considérait pas que tout avait été fait pour lutter contre le chômage mais qu'on pouvait redonner de l'élan. Et puis en même temps, il a mené une politique réaliste sur le plan industriel, sur le plan de la maîtrise des comptes publics. Donc je crois que nous avons rétabli la confiance dans le pays. Et de ce point de vue, quand la reprise internationale s'est faite, cette fois-ci, nous en avons profité. Alors que dans le passé, nous étions à la traîne de la croissance des grands pays européens, cette fois-ci, notre taux de croissance est le double de celui de l'Italie ou de l'Allemagne."
(…)
15:45 Publié dans actualite, ANALYSE, cout du travail, Les idées recues, Les Valeurs de la Republique, réforme fiscale, societe | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Sarkozy, royal, désirsd'avenir, république, valeurs, fillon, faillite
21.09.2007
IMMIGRATION : UNE CHANCE POUR LA FRANCE (VALLS) ou LA FRANCE TERRE D'ACCUEIL (PINTE)
Je publie ces deux tribunes pour demontrer que nous pouvons et nous devons faire de l'immigration et la migration en général car de mon point de vue il faut également considerer le problème de l'émigration en même temps sans tabou, sans dogme, mais avec une vision humaine et realiste de la situation.
Il est abbérent de laisser partir des jeunes ou des talents à l'etranger parce que ceux ci sont mieux payés tout en disant que le salarié français coute cher !
La gauche ne peut pas laisser tenir de telles inepties !
Nous ne pouvons pas laisser dire que certains secteurs ont du mal a trouver de la main d'oeuvre parce qu'ils paient mal celle ci (restauration, agriculture...) d'un coté et empécher la venue d'une main d'ouvre étrangére prete à travailler pour un prix moindre.
Soit ces secteurs emploierons de la main d'oeuvre étrangére, soit ils augmenteront les salaires de leurs employés !
Enfin il ne faut pas oublier que dans notre pays vivent des illétrés qui ne sont pas que des étrangers et qu'ils y a également 6 millions de mal logés qui ne sont pas tous des étrangers.
Avoir une politique d'immigration digne c'est prévoir au niveau du logement, de l'enseignement des services publics...c'est prévoir aussi en fonction des besoin du pays tout comme l'éducation et la formation doivent pour partie répondre aux besoins à venir du Pays mais aussi des entreprises.
Manuel Valls Député Maire d’Evry
L’enjeu est de refaire de l’immigration une chance. Alors que la Terre est désormais comparée à un «village global» et que les déséquilibres Nord-Sud sont devenus abyssaux, la pression migratoire devrait atteindre des proportions inégalées au cours des prochaines années. Notre histoire prouve que l’immigration peut être une chance pour la France.
Situé au carrefour de la Méditerranée et de l’Europe septentrionale, l’Hexagone a toujours été une zone de mélange et de brassage.
Au cours des siècles, notre nation a profité des multiples apports de populations étrangères. Les individus qui quittent leurs pays, fuyant la faim, la guerre, la maladie, sont toujours conduits par l’énergie de construire, ailleurs, une vie meilleure. L’espoir qui les anime contribue ainsi à la prospérité de ceux qui les accueillent. Force est pourtant de constater que notre modèle d’intégration subit de sérieux revers depuis une trentaine d’années. La crise économique a relégué les dernières générations de migrants dans les quartiers les plus défavorisés de nos villes. En proie à l’échec scolaire et au chômage, une partie des jeunes issus de ces ghettos croient parfois trouver dans le repli communautaire ou dans la violence la solution à leur marginalisation.
Il est donc nécessaire de sortir d’un discours dogmatique et compassionnel pour construire les bases d’une politique de gauche efficace en matière d’immigration.
Le premier moyen : fidèle à son idéal de solidarité, la gauche doit améliorer sensiblement les conditions d’accueil des populations d’origine immigrée.
Ayons le courage d’expliquer à nos compatriotes que des moyens considérables doivent leur être consacrés ! Il faut s’attaquer au phénomène de ghettoïsation en logeant les populations immigrées sur l’ensemble du sol national. A cette fin, les mesures coercitives du type de l’article 55 de la loi SRU doivent être renforcées. Il n’est pas acceptable qu’un tiers des communes soumises à cette loi ne respecte pas l’obligation de compter 20 % de logements sociaux sur leurs territoires.
Par ailleurs, il est indispensable d’augmenter massivement les moyens consacrés à l’apprentissage du français.
La connaissance de notre langue n’est pas seulement une condition essentielle à l’accès à l’emploi; elle est le socle à partir duquel le partage de notre culture devient possible et le sentiment national devient réalité.
Enfin, il ne faut pas craindre d’aborder la problématique des quotas même si cela nécessite une révision de notre Constitution. Pour garantir l’insertion sociale et économique des immigrés, il est indispensable, d’abord, de donner la priorité à la qualification et à la formation de celles et ceux qui arrivent sur notre sol.
Mais nos besoins et nos capacités d’accueil devraient être évalués au préalable sur la base d’un véritable pacte avec les partenaires sociaux. Comme l’expliquait Michel Rocard dès 1990, «la France ne peut pas accueillir toute la misère du monde». Pour qu’elle y prenne «fidèlement toute sa part», l’instauration de quotas fixant le nombre annuel d’entrées par type de qualification serait un dispositif équitable et efficace. Etablis dans la concertation avec les pays d’émigration, ces quotas pourraient, par ailleurs, servir de base à une coopération renforcée.
Les mesures en faveur de l’accueil des populations d’origine immigrée doivent, en second lieu, s’accompagner de dispositifs tendant à mieux encadrer les flux migratoires. Pour convaincre nos compatriotes des bienfaits de l’immigration, il est indispensable que celle-ci soit véritablement contrôlée et organisée.
De toute évidence, un encadrement efficace des flux migratoires ne peut désormais s’envisager qu’au niveau européen. Seuls une harmonisation des politiques de contrôle et un renforcement des politiques européennes de codéveloppement pourront canaliser, sur la durée, la pression migratoire.
Cette réalité ne doit cependant pas empêcher de réfléchir à des dispositifs applicables dans un cadre national. Sur ce plan, il est d’abord indispensable de ¬renoncer au principe de la régularisation systématique porté par certaines associations. Ce genre de mesure crée des «appels d’air» qui condamnent ceux qui les prennent à vouloir vider le tonneau des Danaïdes. Il faut donc assumer une politique de reconduite aux frontières dans le respect du droit et des personnes. Il faut, par contre, définir des critères cohérents entre eux, lisibles par tous et appliqués de manière identique sur tout le territoire pour l’obtention des titres de séjour.
Il n’est pas acceptable que les règles soient interprétées de manières différentes selon les préfectures et aboutissent à la situation absurde du «ni expulsable, ni régularisable».Trop longtemps, en matière d’immigration, la gauche s’est trouvée ballottée entre le discours de la droite et celui des associations. Alors que le projet de loi Hortefeux nie le droit de la famille, remet en cause les fondements de nos lois bioéthiques et assimile l’immigré à un délinquant, il est grand temps que la gauche pose enfin les bases de sa propre politique en ce domaine. C’est en surmontant ce genre de défi qu’elle parviendra à convaincre nos concitoyens de sa capacité à se rénover.
____________________________________________________________________
Etienne Pinte, maire de Versailles, député des Yvelines. UMP
Accueillir, l’un des plus beaux mots de la langue française, semble aujourd’hui devenir tabou lorsqu’il s’adresse à l’autre, à l’étranger.
Pour certains, l’étranger n’a pas sa place dans notre pays, la patrie des droits de l’homme et du citoyen. Accueillir est trop souvent synonyme de quotas, cet horrible mot qui nous vient de la communauté européenne et en particulier de la politique agricole commune avec ses quotas laitiers. Comment peut-on parler de quotas lorsque l’on s’adresse à des hommes, à des femmes, à des enfants ? Accueillir au cas par cas a même été contesté par un directeur de cabinet d’un ministre de l’Intérieur au prétexte que les préfets devaient appliquer la réglementation dans le domaine de l’immigration de la même manière que pour les coefficients d’occupation des sols, c’est-à-dire sans aucune nuance.
Accueillir ne veut pas dire ouvrir nos portes à n’importe quelles conditions, dans n’importe quelles circonstances et quelle que soit notre situation économique et sociale.
Accueillir signifie, pour les uns, leur intégration dans notre pays en tant que réfugié politique, le regroupement familial, l’immigration choisie. Accueillir voudra dire, pour les autres, une halte temporaire pour reprendre leur souffle, pour construire de nouveaux projets, repartir vers de nouveaux horizons, leur pays d’origine ou d’autres contrées. Les accueillir, c’est les aider à repartir d’un bon pied et les accompagner à s’approprier une nouvelle vie.
Cet accompagnement exige beaucoup d’efforts d’information, de pédagogie, de sollicitude. Il est insupportable de fixer des chiffres de reconduite à la frontière et de donner l’impression que l’on exerce une chasse à l’homme. Il n’est pas acceptable qu’on aille chercher une grand-mère en train de faire sa toilette ou une famille tchétchène dont le fils Yvan aura connu, dès le plus jeune âge, les souffrances de l’exil. Est-il concevable de jouer avec la vie des grévistes de la faim sachant que ces hommes ont la conviction qu’ils n’ont plus rien à perdre puisqu’ils sont déjà en survie ? Certains penseront peut-être, en lisant ces lignes, que je suis un idéaliste, un utopiste, un rêveur.
J’ai pourtant connu toutes ces situations, et c’est la raison pour laquelle je me dois de m’exprimer à ce sujet. Les grèves de la faim, je les ai vécues lors de l’occupation de la cathédrale Saint-Louis à Versailles en 1995. L’accueil d’exilés ou de réfugiés, boat people ou Libanais, je sais concrètement ce qu’est leur ouvrir les portes de sa maison. L’accompagnement au retour de nombreuses familles de Roms, parquées dans les soupentes de l’ancien centre de rétention de Bobigny, c’était pénible, mais nous l’avons fait avec mes collaboratrices.
La réforme de la double peine pour éviter que les enfants soient séparés de leur père étranger à sa sortie de prison ou que les mères se voient privées de leur mari ou de leur compagnon, nous l’avons fait avec le cinéaste Bertrand Tavernier, les associations, les avocats, les familles et grâce à Nicolas Sarkozy alors ministre de l’Intérieur.
Tous ces hommes, toutes ces femmes, tous ces enfants ne sont ni des quotas, ni des marchandises, ni des chiffres. Nous avons bénéficié de leur richesse quand nous étions chez eux à l’époque de la colonisation. Nous avons été très contents de les faire venir dans notre pays pour travailler dans nos mines et dans nos usines. Nous sommes très heureux de les avoir à nos côtés dans les services à la personne pour s’occuper de nos jeunes enfants et de nos personnes âgées. Nous leur sommes très reconnaissants, même si cette gratitude ne s’est pas exprimée comme elle aurait dû l’être, quand ils nous ont aidés à nous libérer et qu’ils ont versé leur sang pour nous. Notre dette est immense à leur égard. Notre image de liberté, d’ouverture, de tolérance qui imprègne tous les peuples de la terre ne doit pas se ternir parce que nous ne savons pas traiter avec intelligence et humanisme l’accueil de l’autre. Quelles que soient nos convictions, nous pouvons nous retrouver autour de la parole qui traverse les temps : «J’étais un étranger, et tu m’as accueilli.»
Merci Monsieur Pinte.
17:30 Publié dans actualite, ANALYSE, Langue Française, Les idées recues, Logement, Médias, Politique française, societe | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Sarkozy, royal, désirsd'avenir, république, valeurs, valls, pinte
17.06.2007
SEGOLENE ROYAL : VOUS AVEZ PLEUREZ ALORS VOTEZ ! (2eme acte)
Sans parler de victoire, c'est trop tard, les elcteurs peuvent en se mobilisant donner un premier avertissement a M Sarkozy et à son gouvernement.
Si la tendance venait à se confirmer les députés socialistes et DvG pourraient être plus nombreux qu'en 2002 (147), entre 153 et 195.
Le PCF est dans une fourchette de 11 à 16 sièges, on est entre 2 et 4 pour les Verts.
Un groupe UMP plus faible qu'en 2002 ou qui ne serait équivalent que grace aux traitres du nouveaux centre...voilà qui pourrait peut être faire reflechir M Sarkozy avant qu'il ne prenne certaines decisions.
A moins qu'il ne préfére entendre les voix de la rue....
http://www.ipsos.fr/legislatives-2007/
COMME D'HAB JE TIENDRAIS UN BUREAU DE VOTE, LA SEMAINE DERNIERE LA PARTICIPATION A ETE PLUS FAIBLE QU'EN 2002 !
C'EST CA QUI M'A CHOQUE PLUS QUE LE FAIT QU'ELLE EST ETE INFERIEURE A CELLE DES PRESIDENTIELLES
POUR UNE LEGISLATIVE 70 % CA SERAIT BIEN MAIS JE CROIS QUE AVEC LE QUINQUENNAT LE MIEUX SERAIT SOIT DE METTRE LES LEGISLATIVES EN MEME TEMPS QUE LES PRESIDENTIELLES QUITTE A CE QUE LE PARLEMENT DEVIENNE UNE CHAMBRE D'ENREGISTREMENT OU ALORS QU'IL Y AIT DES ELECTIONS LEGISLATIVES EN DECALEES 30 MOIS APRES L'ELECTION PRESIDENTIELLE MAIS QUE LE PRESIDENT NE PUISSE PAS DISSOUDRE L'ASSEMBLEE !
A REFLECHIR ...
08:15 Publié dans actualite, Elections, Les idées recues, Les Valeurs de la Republique, M Sarkozy de Nagy Bocsa, mode electoral, Resutltas, sondages | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Sarkozy, royal, elections, république, santé, desird'avenir, valeurs
14.05.2007
IDENTITE NATIONALE NON ! IDENTITE REPUBLICAINE OUI !
Tout au cours de la campagne présidentielle, Nicolas Sarkozy a chanté comme un refrain lancinant , le couplet de l’identité nationale.
S’il est vrai que la France a une histoire, il n’en est pas moins vrai que depuis 1789 elle a coupé peu a peu les liens avec certains concept judéo-chrétiens et c’est tant mieux.
Cela ne s’est pas fait sans mal. Souvenons nous pour cela de l’affaire Dreyfrus, de la laïcisation de l’Etat et de l’enseignement lorsqu’il a fallut retirer les croix des classes, ou toujours plus proche de nous la laïcisation des services publics, plus particulièrement des hôpitaux .
Aujourd’hui il reste encore quelques traces de cette histoire, plus particulièrement sur notre calendrier, mais très peu de personnes n’y attache une réelle importance.
Faites une enquête autour de vous pour savoir ce que représente le lundi de pentecôte, le lundi de Pâques, ou l’ascension et 90% des personnes interrogées vous répondrons un jours de congés sans vous en donner la signification.
Pour les 10% restants qui sont des pratiquants et qui connaissent la réponse il faudra faire le tri entre les chrétiens , les juifs et les musulmans.
Ce qui attire les Etrangers aujourd’hui en France, quoi qu’en dise M Sarkozy, ce sont les valeurs universelles de 1789. Liberte Egalité Fraternité symbolisées par Marianne et le drapeau tricolore.
Beaucoup d’étrangers sont prêts à se battre et à donner leur sang pour ses valeurs.
Ils l’ont fait en 1914/ 1918, ils l’ont fait en 1939 / 1945 ils le referont si la France venaient à être menacée.
Comme j’ai pu vous le dire dans un précédent article ma femme est (pour l’instant) Gabonaise. Pour autant elle connaît aussi bien « La Marseillaise » que moi tout simplement parce que son grand père qui s’est battu pour la France la lui a apprise !
F<strong>aire un lien entre l’identité Républicaine (connaître quelques fondamentaux de notre pays) et l’immigration pourquoi pas mais dans ce cas faisons comme au Canada !
Une immigration contrôlée en fonction des besoins de l’économie de notre Pays et non en fonction de la provenance des pays des migrants !
Mettre en place une telle politique permet de faire de l’immigrant un capital pour le pays et non une charge .
Le lien que vous trouvez ci après vous démontre que les personnes et leurs familles sont attachées à notre Pays et aux valeurs de notre République. Ils ne demandent qu’une chose. Vivre dignement !
http://www.liberation.fr/actualite/societe/253556.FR.php
17:41 Publié dans actualite, ANALYSE, EGALITE, Les idées recues, LES INCOHERENCES DE M SARKOZY de NAGY BOCSA, Les Valeurs de la Republique, Me ROYAL, Politique française | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : election, royal, sarkozy, desirdavenir, republique, liberté, presse





