01.07.2009

SARKOZY : "J'AI COMMIS DES ERREURS"

Dans un entretien accordé au nouvel obs ce jour, Sarkozy confesse avoir commis des erreurs.

Lesquelles ? je cherche encore

N. O. On se souvient encore de l’échange plutôt vif que vous aviez eu avec Laurent Joffrin, le patron de "Libération" – il vous reprochait d’avoir "instauré une forme de pouvoir personnel, voire de monarchie élective" –, lors de votre conférence de presse de janvier 2008...

N. Sarkozy. – Je ne l’aurais plus aujourd’hui. Pas seulement en raison de la considération que j’ai pour l’intéressé. Mais en raison de l’idée que je me fais de ma fonction. Est-ce de cela dont je suis le plus fier dans mon début de mandat ? Certainement pas.

N. O. Tout récemment encore, à Bruxelles, vous avez éconduit un journaliste de l’AFP qui vous interrogeait sur les rebondissements dans l’enquête judiciaire sur l’attentat de Karachi.

N. Sarkozy. – Si ce journaliste m’avait demandé: "L’assassinat de nos compatriotes est-il lié à un différend franco-pakistanais à propos de commissions non payées ?", je lui aurais répondu que je n’en savais rien et qu’il fallait que la justice aille jusqu’au bout de la recherche de la vérité. Mais la question était : "Vous étiez ministre du Budget, vous souteniez Balladur dans la campagne présidentielle, il y a l’attentat de Karachi, est-ce que vous étiez dans le coup ?" Je fais de la politique depuis trente-cinq ans, je n’ai jamais été associé à un scandale quel qu’il soit, et pourtant on a enquêté sur moi sous tous les angles. Cela devrait vous rassurer d’avoir un président pointilleux sur les questions d’honnêteté. J’en ai connu d’autres qui disaient à la télévision: "Des écoutes ? Moi, jamais." Je ne suis pas capable d’une telle hypocrisie !

(...)

N. O. Dans les deux premières années de votre mandat, vous n’avez donc commis aucune erreur ?

N. Sarkozy. – Certainement pas : j’ai commis des erreurs. Est-ce que tout ce qui m’est reproché l’est injustement ? Non. Il faut un temps pour entrer dans une fonction comme celle que j’occupe, pour comprendre comment cela marche, pour se hisser à la hauteur d’une charge qui est, croyez-moi, proprement inhumaine.

N. O. La soirée du Fouquet’s, au soir de votre élection par exemple, c’est le péché originel du sarkozysme: le CAC 40, les patrons de presse amis, le show-biz !

N. Sarkozy. – Lorsque le général de Gaulle est revenu au pouvoir, en 1958, il avait organisé une conférence de presse dans un grand hôtel parisien, l’hôtel La Pérouse. Un de vos confrères a écrit: "Le général de Gaulle a reçu les journalistes dans cet hôtel où il a ses habitudes." Notons que le standing du La Pérouse ne faisait pas alors débat… Je n’avais pas mes habitudes au Fouquet’s. J’observe d’ailleurs que les critiques sur mes amis, ma vie…

N. O. …Votre côté bling-bling !

N. Sarkozy. – Ces critiques avaient commencé bien avant le Fouquet’s. Cela correspondait à une époque de ma vie personnelle qui n’était pas facile et où j’avais à me battre sur plusieurs fronts. Je n’avais pas attaché à cette soirée une importance considérable. J’ai eu tort. En tout état de cause, à partir du moment où quelque chose n’est pas compris et fait polémique, c’est une erreur. Et si erreur il y a, ce n’est pas la peine de la recommencer 

(…)

N. O. Lorsque vous vous attaquez à un humoriste comme Stéphane Guillon sur France-Inter parce qu’il prend pour cible DSK, Martine Aubry ou vous-même d’ailleurs, vous sortez de votre rôle.

N. Sarkozy. – Je ne m’attaque à personne même si je considère que traiter sur le service public Mme Aubry de "pot à tabac" n’est pas respectueux de la dignité des personnes.

N. O. Mais c’est un humoriste qui dit cela.

N. Sarkozy. – Si M. Le Pen disait cela, je suis sûr que vous le dénonceriez.

N. O. Le prince doit laisser le bouffon faire son métier.

N. Sarkozy. – Je le pense tellement que c’est ce qui m’avait conduit en pleine campagne présidentielle à soutenir "Charlie Hebdo" dans son procès à propos des caricatures du Prophète.

N. O. Et ce Marseillais convoqué devant un tribunal pour avoir dit: "Sarkozy, je te vois", lors d’une intervention policière. Cette crispation autour de la protection de l’image du chef de l’Etat, c’est inquiétant pour les libertés.

N. Sarkozy. – Je suis désolé de cette affaire que j’ai apprise par la presse. C’est ridicule. J’en ai été choqué. Je n’ai porté plainte en aucune manière. Je ne comprends pas pourquoi cet homme a été poursuivi devant un tribunal de police. D’autres choses ont pu me blesser – et je n’ai pas réagi pour autant. Il y a des centaines de livres, d’articles dans lesquels je suis attaqué. Je n’ai jamais réagi, quoi que j’en pense. Je ferai ainsi tout au long de mon mandat. C’est le respect que je dois à ma fonction. Je ne peux pas réagir comme un simple citoyen, y compris au Salon de l’Agriculture !

N. O. Contrairement à vos prédécesseurs, vous n’hésitez pas à saisir la justice. Vous vous êtes porté partie civile dans le dossier Clearstream, dont le procès se tiendra à la rentrée.

N. Sarkozy. – Pour Clearstream, je suis étonné qu’on s’en étonne. J’ai le droit de savoir et le devoir d’agir. Si on trouvait votre nom sur le fichier d’une banque luxembourgeoise, cela ne vous intéresserait pas de savoir comment on se retrouve dans une histoire comme celle-là ? Que la justice dise ce qu’il en est. Tranquillement, sereinement. Point.

N. O. Et le fait que le parquet ait ordonné le renvoi de Dominique de Villepin ?

N. Sarkozy. – C’est la justice. Deux juges dont l’indépendance d’esprit est notoire ont instruit l’affaire. Ils ont demandé l’avis du parquet sur le renvoi de Dominique de Villepin. Le parquet pouvait dire non. Il a dit oui. Les juges pouvaient dire non. Ils ont dit oui. Laissons faire la justice pour que plus jamais des officines ne puissent salir en toute impunité.

(…)

N. O. – Et le remaniement ? Fin de la diversité, pas de nouvelle ouverture, exit le secrétariat d’Etat aux Droits de l’Homme, vous rentrez dans le rang…

N. Sarkozy. – La diversité: regardez les choix que j’ai faits pour le ministère de l’Outre-Mer, ou pour le secrétariat d’Etat aux Aînés. Je continue dans la diversité parce que c’est mon devoir. J’ai beaucoup regretté que Rama Yade refuse la liste européenne car c’était très fort pour la diversité qu’une formation de droite la présente en Ile-de-France. Quel exemple pour la jeunesse ! C’est facile de faire avancer la diversité par les nominations gouvernementales. Mais l’élection au suffrage universel de cette jeune femme, cela aurait été magnifique comme signal. Je suis reconnaissant à Rachida Dati de l’avoir compris. La fin du secrétariat d’Etat aux Droits de l’Homme, ce n’est pas la fin des droits de l’homme, on l’a vu sur l’Iran où la France est à l’avant-garde. Bernard Kouchner a mis toute sa vie au service de cette juste cause. Quant à l’ouverture, Frédéric Mitterrand, la caractérise magnifiquement. J’avais trouvé son livre "la Mauvaise Vie" courageux et talentueux ; il a fait un étonnant travail à la Villa Medicis ; il a de l’enthousiasme. Ce n’est en rien la fin de l’ouverture. L’un des grands problèmes de la France, c’est le sectarisme. Ceux qui me reprochent l’ouverture, me proposent-ils de faire campagne sur la fermeture ? La France a besoin d’une équipe diverse. Regardez le travail formidable que fait Martin Hirsch : je n’ai pas envie d’arrêter cela. Le problème de l’opposition aujourd’hui c’est d’être à ce point fermée. Nous avons connu cela nous-mêmes. L’erreur qu’a commise la droite à l’époque du Pacs ! C’était ridicule et outrancier. On s’est trompé. J’en ai tiré des conséquences définitives. Jamais il ne faut se raidir. Jamais il ne faut se bunkériser, jamais il ne faut détester.

(…)

N. O. A la fin, à quoi vous jugerez que vous avez accompli la mission que vous vous êtes fixée ?

N. Sarkozy. – Je ne me regarde pas agir. J’agis. Je ne suis pas narcissique, je ne vais pas commenter ma propre action. C’est vous qui direz, librement, de manière critique, ce qu’il y a lieu d’en penser. J’ai un travail à faire. C’est mon devoir. J’ai pour moi-même et ceux qui travaillent à mes côtés une immense exigence, autour d’une obsession: moderniser notre pays. Faire en sorte que la France sorte plus grande et plus forte de la crise qu’elle n’y est entrée. Et je veux aussi que, quand je partirai, nous ne laissions rien à nos successeurs que nous n’aurions pu accomplir nous-mêmes.

 

Propos recueillis par Denis Olivennes et Michel Labro

ENCORE UN EFFORT M FABIUS….

 

Avant, conclut Fabius, les critères pour être candidat étaient: 1. La compétence 2. La notoriété 3. L'autorité. Aujourd'hui, c'est d'abord la notoriété et, très très loin derrière, la compétence."

http://blogs.lexpress.fr/barbier/2009/06/laurent-fabius-1...

 

Oui M Fabius vous avez en partie raison, car ce n’est pas que de notoriété qu’il s’agit. En effet elle peut être positive comme négative. Ainsi vous avez une certaine notoriété, pour ne pas dire une notoriété certaine. Pour autant cette dernière n’est pas forcément positive depuis que vous trainez derrière vous une certaine affaire dont vous n’êtes nullement –à mes yeux- responsable

Pour cette seule raison M Fabius vous ne serez jamais élu.

Une image, se fait et se défait. A partir des actes et des paroles prononcées au fil du temps par une personne ou par ses soutiens

Ainsi lorsque M Finkielkraut soutient de M Sarkozy nous dit :

 « …Et si l’enfant gâté est le type humain le plus accompli que la société contemporaine nous propose, alors on ne peut pas s’étonner des difficultés grandissantes que rencontre la transmission des savoirs… Difficultés grandissantes qui sont liées également à une sorte d’absolutisme démocratique. La démocratie est le moins mauvais des régimes et elle postule l’égalité entre les citoyens. Mais on voit bien que de nos jours elle sort de son lit et qu’elle investit des domaines où elle n’a rien à faire. Notamment les domaines de la culture et de l’éducation. Au nom de l’égalité, on en est venu à ne plus considérer l’école comme une institution avec ses hiérarchies, mais de plus en plus comme une communauté, voire une association, de subjectivité où chacun doit pouvoir s’exprimer tel qu’il est… On va à l’école, non pas pour s’exprimer, mais pour être enseigné. L’acharnement de tout un courant pédagogique contre le cours magistral est révélateur à cet égard ; car qui dit cours magistral, dit maître, hauteur, dissymétrie… Il faut donc souhaiter, je crois, que la démocratie rentre dans son lit… Et il faudrait aussi débarrasser la société et l’école du relativisme qui les tue»

Il remet clairement en cause notre système démocratique. C’est pourtant un philosophe compétent à moins qu’il ne le soit plus et reconnu.

Depuis 2005 qui a gauche a fait rejaillir qu’il y avait peut être, je dis bien peut être une autre langue que le français qui était parlée dans les foyers de ces enfants gâtés ?

Qui à gauche a mis en avant la difficulté d’apprentissage du Français pour les parents de ces enfants ?

Qui à gauche a mis en en avant le peu de forces de polices présents dans ces quartiers ?

Car là est le lien avec celui qui est notre président, qui fut ministre de l’intérieur et ministre du budget et porte parole du gouvernement Balladur : La sécurité.

Comment s’est fait connaitre M Sarkozy, comment sa notoriété positive est t-elle venue.

Alors qu’un fou prend en otage des enfants dans une classe primaires, que le ministre de l’intérieur fait ce qu’il faut pour que les choses se passent correctement lui va dans l’école quitte à gêner les forces de police dans leur intervention.

Après l’affaire Human Bomb, il rentre au gouvernement.

Nous avons alors le Nicolas Sarkozy d’aujourd’hui. Mais vous ne le rappelez pas et ne l’avez jamais rappelé.

Un ministre du budget qui a endetté la France comme jamais cela ne s’est produit en si peu de temps.

Il ne peut pas s’appuyer sur la crise, celle-ci a continue après et M Juppé a moins endetté la France que M Sarkozy. C’est donc bien un choix de gouvernement !

L’endettement !

Dans la même période, alors qu’il est porte parole du gouvernement donc forcément proche de M Balladur (on n’est pas ministre budget et porte parole sans quelques proximités) celui-ci lance un grand emprunt.

16 ans plus tard…que nous ressert M Sarkozy : Une dette amplifiée et un emprunt !

Cette notoriété négative vous auriez pu la faire ressortir pendant la campagne électorale de 2007.

Vous pouvez encore le faire aujourd’hui

Rabâcher aux  Français qu’ils risquaient d’élire un personnage qui les avaient déjà amenés au bord du gouffre et que cela risquait d’être encore pire pour les moins aisés vu les propositions fiscales faites par M Sarkozy.

Peut être cela n’aurait il pas été suffisant mais au moins cela aurait permis de décrédibilisé M Sarkozy auprès d’un électorat jeune ( 25 /35 ans ) qui a voté pour lui et pour le Modem et aurait ainsi pu soit voter blanc soit voter pour Ségolène Royal.

Car une partie de l’électorat est très fluctuant entre Me Royal et M Sarkozy.

C’est l’électorat populaire qui a besoin de sécurité. Si Me Royal a réussi de tels scores auprès de l’électorat populaire c’est parce qu’elle a réussi a convaincre l’électorat mais aussi parce qu’elle n’avait pas à leur démontrer que les paroles de M Sarkozy étaient du vent.

Entre les paroles et les actes de M Sarkozy il y a un gouffre et les quartiers populaires attendent toujours la présence en continue des forces de l’ordre.

Aujourd’hui certains groupes de jeunes continuent à s’en prendre à des véhicules de police et à les caillasser qu’il y ait ou non un conseiller spécial du président à l’intérieur comme ce fut le cas avec Henri Guaino mardi soir à Montfermeil  à 1 h du matin

.Il y a également eu des incidents à Corbeil (Tarterêts) où des journalistes de France 3 ont été agressés et se sont fait voler leur caméra dimanche soir

Mais si de tout cela la gauche ne parle pas il est évident que M Sarkozy gardera une excellente image !

Vous avez encore 3 ans pour faire comprendre aux Français que M Sarkozy (lui et lui seul) a en 5 ans

Doubler voir tripler la dette

Doubler voir tripler l’endettement

Echouer ce qui était pour lui une priorité : La sécurité

 

Il faut savoir que lorsqu’on n’a pas le choix le critère sera la non incompétence, ou le moins mauvais des candidats !