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05/03/2007

BANLIEUE : UN MOT QUI A UN SENS HISTORIQUE

(source Historia)
Parce que les mots ont un sens, dans ma banlieue, je préfère aujourd’hui être soumis à l’impôt plutôt qu’à la taxe.
La « banlieue » est un mot véritablement historique puisqu'il désigne depuis bien longtemps une zone d'une lieue soumise au « ban », c'est-à-dire à la justice et à la domination de la ville qui se trouve au centre de cette zone géographique.Le mot est formé de deux termes : « ban » qui est donc la loi et « lieue » qui définit une distance, qui a d'ailleurs été variable suivant les époques, allant de 2,5 à 4 kilomètres. Pour évoquer les habitants des banlieues, on parle de « banlieusards », un terme péjoratif à l'origine et qui est devenu d'un emploi... banal !
Justement, cet adjectif, « banal », vient lui aussi du mot « ban ». Au Moyen Age, il qualifiait un objet appartenant au seigneur ou se trouvant sur ses terres, donc sur sa « banalité ». Parmi ces objets ou ces lieux, il y avait le « four banal » ou encore le « moulin banal » : des techniques utilisables par toute la population vivant sur les terres seigneuriales, moyennant, bien entendu, le paiement d'une taxe. C'est une banalité que de le rappeler ici !
Mais ce mot « ban » est également entré dans de nombreuses expressions comme « mettre au ban », c'est-à-dire exclure... bannir. Ne dit-on pas : mettre quelqu'un au ban de la société ?
Et puis, il y a l'expression « rupture de ban » pour parler d'un condamné qui pénétrait dans un lieu qui lui était interdit. Aujourd'hui encore, certaines personnes « sont ou vivent... en rupture de ban ».
Enfin, voici une troisième expression : « convoquer le ban et l'arrière-ban » qui désignait un véritable appel lancé par le suzerain à tous ses vassaux. Soit un appel au secours, pour rassembler les forces nécessaires à vaincre un ennemi, soit une convocation pour réunir autour du seigneur les plus hautes autorités et faire part des décisions importantes...
A propos de « faire-part » cela me fait penser aux mariages. Comme vous le savez, avant de se marier, la loi réclame la « publication des bans », partout en France, y compris en banlieue !

Voilà pourquoi je ne veux pas faire parti de l’arrière ban de M Sarkozy qu’il pourrait convoquer en cas de conflit. Si nous vivons en rupture de ban avec lui aujourd’hui ce n’est pas pour que demain il puisse de nouveau nous imposer des taxes pour l’usage des objets banals de ce qu’il considère comme ses terres seigneuriales.

A la taxe, je préfère l’impôt, et je rappelle que la Révolution a contracté la première dette de la République . Dette qui a toujours été remboursée.medium_Embleme_RF.jpg

Aujourd’hui les cités sont les banlieues des banlieues.
C’est peut être pour cela qu’elle sont en rupture de ban avec la société et qu’elles ont très peu de respect pour ses représentants.

Écrit par clemenceau dans Langue Française | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : sarkozy, Impot, Taxes, ségoléne, decentralisation, etat, france | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

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